March 9, 2017

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Les mois d’hiver peuvent être difficiles pour ceux souffrant de sécheresse oculaire. L’humidité moindre dans nos airs chauffés d’intérieur a tendance à interférer avec notre capacité naturelle à garder la surface de nos yeux lubrifiée. Bien que des cas de sécheresse oculaires sévères requièrent l’attention et traitement médicale, quelques conseils de base peuvent aider tous ceux souffrant de sécheresse oculaire.

Étant donné que la surface de l’œil est faite de tissus qui comptent parmi les plus sensibles du corps humain, la plus petite irritation est ressentie. On coupe des oignons et pleurons, avons un grain de sable dans l’œil et courons pour nous rincer l’œil, allons dehors dans le froid et nos yeux pleurent. L’œil protège cette très sensible surface en la recouvrant d’un film de liquide riche en huiles – le film lacrymal. Plus notre film lacrymal est uniforme, stable et de bonne qualité, moins notre œil est sujet à la sécheresse.

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La sécheresse oculaire peut survenir lorsqu’un film lacrymal de faible qualité se brise rapidement entre les clignements, causant l’exposition à l’air immédiate de la surface oculaire. Si cet air est sec ou est poussé vers les yeux (ventilateurs, ventilation automobile ou chauffage), l’évaporation du liquide recouvrant l’œil sera accélérée, causant un clignement des yeux plus fréquent, ce qui peut mener à irritation et rougeur des yeux.

Heureusement, nous pouvons contrôler certains éléments de notre environnement. Chez soi, c’est une bonne idée de réguler l’humidité dans l’air grâce à un humidificateur central. Au travail, un humidificateur enfichable peut faire une grande différence. Dormez-vous avec un ventilateur de plafond? Au bureau, le système de ventilation crée-t-il un débit d’air au-dessus de votre poste de travail? La climatisation de votre voiture est-elle dirigée vers votre visage? Prendre quelques moments pour s’attaquer à ces problèmes peut vraiment aider à améliorer votre confort oculaire.

La plupart d’entre nous passent huit heures ou plus par jour à fixer un écran. C’est un fait prouvé que notre rythme de clignement diminue lorsque nous sommes engagés dans une tâche de concentration visuelle telle que regarder la télévision ou nos cellulaires. L’objectif premier d’un clignement est de créer un nouveau film lacrymal sur la surface de l’œil. Moins de clignements signifie moins de réapprovisionnement lacrymal et plus de temps pour que les larmes s’évaporent. Détourner régulièrement votre regard de votre écran peut aider.

Essayez la règle du 20-20-20. Toutes les 20 minutes, fixez pendant 20 secondes votre regard sur quelque chose éloigné d’au moins 20 pieds. Cette règle est d’abord conçue pour réduire la fatigue visuelle mais aide aussi à réduire les symptômes de sécheresse oculaire. Placez votre écran de telle façon que vous le regardiez depuis un angle de 15 degrés causera votre paupière inférieure à couvrir une surface plus importante de votre œil, réduisant ainsi la surface de l’œil exposée à l’air.

Évidemment, passer moins devant des écrans serait bénéfique, mais cela n’est pas toujours possible. Nous devons alors chercher à compenser pour cette exposition oculaire prolongée avec un temps prolongé de récupération: le sommeil.

C’est durant le sommeil, lorsque les yeux sont fermés, que leur surface peut se remettre quelque peu des conditions difficiles de la journée. Pendant le sommeil, il n’y a pas d’exposition oculaire aux débits d’air. Les surfaces humides intérieures de nos paupières maintiennent le confort de l’œil toute la nuit. Le plus long le sommeil, le mieux.

Et enfin, une discussion sur les stratégies de réduction des symptômes de sécheresse oculaire ne serait complète sans parler des gouttes ophtalmiques (larmes artificielles lubrifiantes). Elles devraient être un élément fondamental de tout remède pour la sécheresse oculaire. Quelques points important que ceux qui souffrent de sécheresse oculaire importante devraient garder en tête: les yeux ne deviennent pas dépendants des lubrifiants et les lubrifiants ne soignent pas la sécheresse oculaire. Autrement dit, pour que les gouttes ophtalmiques fonctionnent, il faut les utiliser fréquemment et dans la durée.

Les gouttes sans agents de préservation sont le premier choix des professionnels de la vue, car l’œil peut devenir sensible aux agents de préservation dans le long-terme. Votre optométriste est qualifié pour vous aider à déterminer quelles gouttes vous conviendront le mieux.

D’ici peu, les températures extérieures augmenteront et nos yeux apprécieront l’air chaud et humide de l’été — mais avant ça, nous espérons que les conseils décrits précédemment peuvent aider.

Eric DesGroseilliers-edit

A propos de l’auteur
Dr Eric DesGroseilliers

Dr Eric DesGroseilliers est diplômé de l’École d’optométrie de l’Université de Montréal en 1996 et a obtenu un baccalauréat ès sciences, Summa Cum Laude, avec les honneurs en biologie moléculaire de l’Université d’Ottawa en 1992. Dr DesGroseilliers rejoint eyeDOCS en 1996 et est devenu partenaire en 1998. Pour plus d’informations sur le Dr DesGroseilliers et ses intérêts spécialisés relatifs à optométrie, cliquez ici.